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A notre arrivée à Sao Paulo, un double mythe s'effondre: il peut faire froid sous les tropiques, même au niveau de la mer, et il peut pleuvoir au Brésil! Nous patientons donc sagement quelques jours en attendant Jean-Paul, qui débarque en même temps que le soleil. Nous prenons un bus de nuit jusqu'aux portes du Pantanal, la plus grande zone marécageuse au monde, et il ne nous reste plus que 5 petites heures de bus pour rejoindre la Pousada où nous passerons 4 jours.
Les activités ne manquent pas. Ainsi, dès le lendemain matin, nous chevauchons à travers le ranch, coiffés des casques de chantier, à la recherche d'animaux sauvages, et plus domestiques. L'après-midi, nous partons pour une randonnée et commençons à collectionner les clichés de perroquets et d'autres oiseaux, ainsi que des tatous et des singes, cachés à la cime des arbres. Alors que la nuit commence à tomber, le guide, Tom, nous montre des traces fraîches de jaguar. Nous les suivons en silence pendant quelques mètres, jusqu'à ce que Tom décide qu'il est temps de rentrer, ce qui à pour résultat de nous frustrer terriblement! Nous ne saurons jamais s'il redoutait réellement une attaque du félin, ou s'il s'était finalement rendu compte que les traces étaient celles d'un tout petit animal...
Le jour suivant, nous partons en barque, découvrir le Pantanal depuis l'eau. Les caïmans sont allongés partout sur les berges, tout comme les capivara, ces drôles de rongeurs aussi grand que des chiens. Ensuite, c'est dans une bétaillère que nous partons en excursion, ce qui nous permet de prendre de la hauteur! Pendant que Tom barbouille les autres membres du groupe du jus d'une figue mystère (qui se révélera d'un bleu intense au bout de dix heures), nous épions un petit tatou qui rejoint son trou. Nous rentrons quand la nuit est tombée, un gros projecteur balayant le chemin et dénichant 2 pattes d'une tarentule cachée au creux d'un arbre. Finalement, le plus joli seront les lucioles.
Le matin du jour du départ, nous partons à la pêche aux piranhas ce qui nous permet de voir de plus près leurs dents redoutables. Nous quittons le ranch pour l'extrémité sud du Pantanal. La ville de Bonito connaît un boom éco-touristique depuis 5 ans en raison de ses eaux incroyablement claires dans lesquelles nagent des poissons multicolores. Nous serons victime de ce succès, puisque du coup, il faut réserver plusieurs mois à l'avance pour la moindre activité, ou alors prendre le créneau de 7h du matin. C'est donc à la piscine municipale aménagée dans l'une des rivières que nous ferons la connaissance des poissons dans une eau translucide et glacée. Sur le chemin du retour, le vélo de Laïd se fait méthodiquement découpé par les becs des perroquets qui nous ont poursuivis.
C'est une nouvelle fois en bus de nuit que nous rejoignons la frontière argentine pour aller voir les chutes d'Iguazu. Après un petit déjeuner revigorant, nous décidons d'aller directement visiter le côté brésilien des chutes. Nous laissons nos sacs à dos dans une consigne à l'entrée du site et découvrons la vue d'ensemble sur les célèbres cataractes. Quelques heures plus tard, nous franchissons la frontière et arrivons en Argentine. Fatigués, nous nous installons dans le premier hôtel venu, où il n'y a plus qu'un dortoir de 10 personnes. Nous préparons nos lits et ressortons dîner dans une parrillada. Au moment de nous coucher, Jean-Paul s'aperçoit qu'il y'a un visiteur mystère dans son lit... Dès le lendemain, nous déménageons dans un autre établissement!
Les chutes du côté argentin sont incroyables. Nous empruntons les différents sentiers aménagées pour observer les trombes d'eau sous tous les angles et profitons des rayons du soleil, grâce auxquelles des dizaines d'arcs-en-ciel surplombent les cascades.
La jour suivant, nous sommes prêts à prendre le dernier bus de nuit de l'histoire. A la suite d'un accord étrange entre les compagnies de bus, nous vivons les « 3 frontières » en réel, passant une partie de la journée à traverser de l'Argentine au Brésil, puis plusieurs heures à observer le trafic intense entre le Paraguay et le Brésil, à l'intérieur même du poste de douane... 48 heures plus tard, nous arrivons enfin à la ville balnéaire de Paraty.
Observer les plages depuis la fenêtre du bus nous avait déjà remotivé, mais la ville nous enchante à l'unanimité. Les rues pavée sont bordées de maisons blanches aux fenêtres colorées et nous avons la certitude que la mer n'attend que nous. Après une vraie nuit de sommeil, nous passons une journée sur un bateau à la découverte d'une partie des 65 îles de la baie. A bord, le chanteur et les crevettes grillées nous aident à nous sentir totalement en vacances.
Le lendemain, nous partons à la recherche de Praia de Sono, la plage de rêve, accessible après une bonne heure de marche à travers la jungle. A cette occasion, nous croisons le chemin d'une tarentule et d'autres bêtes.
Le temps passe, il nous faut rejoindre Rio et son aéroport. Avant le départ de Jean-Paul, nous observons le coucher de soleil sur la plage d'Ipanema (où le plus intéressant est de voir les cariocas jouer au foot dans tous les sens, le soleil se couchant derrière nous à cette époque de l'année), nous plongeons dans l'eau à Copacabana et montons jusqu'au Christ Rédempteur pour voir la ville d'en haut.
Malgrès toutes ses promesses, Jean-Paul repart avec le soleil, et nous abandonnons définitivement l'idée de revenir tout bronzés. Heureusement, Rio de Janeiro propose toutes les activités possibles. Ainsi, nous allons voir un derby dans le plus grand stade du monde, Maracana. Nous nous glissons dans le quartier de la samba, visitons les magasins et les musées, et déjà, le retour est là....
C'est ici que s'achève ce qui restera certainement la plus belle année de notre vie, et avec elle, ce blog,
A bientôt!

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